GUEBWILLER ET SOULTZ

GUEBWILLER
 
Le foyer est plein. Les enfants viennent surtout de la région parisienne. Il y a déjà des enfants juifs, chassés d’Allemagne par la montée du nazisme.
Mme MORY confie aux FORT un groupe de six jeunes israélites. Ils louent un petit appartement, rue de l’Yser. Ils y rentrent le soir avec leurs protégés. Dans la journée, ils se familiarisent avec la gestion d’une maison.
Au bout de quelques mois, ils se sentent en mesure d’ouvrir leur propre foyer.
 
SOULTZ
 
C’est un village voisin. Les FORT y louent une maison de cinq pièces, sous-sol, grenier, jardin. Quelques meubles proviennent de Paris, des caisses complètent. Un menuisier fabrique deux tables. Un autre confectionne, à crédit, quinze lits sommaires à dix neuf francs pièce (débours 165 € ).

L’argent provient de l’activité de Renée REMANDE. On dépense « au plus juste », complétant par des cueillettes, des élevages sur place et même … des leçons de Français à de jeunes alsaciens. 
Les premiers enfants viennent de la région parisienne. Les deux premières assistantes sociales de police amènent Jeannine. Ni repos, ni vacances, ni salaire, mais, ce temps là, nous devions le regretter toute notre vie » diront – ils plus tard…

Le 17 décembre 1934, mourait, ruiné, à l’hôpital, Me Henri ROLLET. Il avait sacrifié ses biens, perdu ses deux filles. Sa dernière joie avait été l’émergence des premiers foyers.
L’œuvre est lancée. Les enfants sont accueillis. En avril 1935, ils sont une quinzaine. Le foyer s’équipe peu à peu.

Madame FORTIN, présidente de la section cannoise des « Amis d’Henri ROLLET » conduit à Soultz un petit grassois. Sur place, elle constate l’insuffisance du local, l’impossibilité de s’étendre. 
Elle remarque l’accent biterrois d’Alban FORT qui fait vibrer sa fibre méridionale. Il faut créer un vaste foyer à Cannes ; elle s’y engage !

Le 26 juin 1935, le Journal Officiel mentionne donc la création d’une association dite « Rayon de Soleil de Cannes, dont le but est de secourir l’enfance malheureuse, l’éduquer et la mettre en état de gagner sa vie ».

CANNES

Le 26 septembre 1935, une vieille 5 CV Citroën réussit à atteindre Cannes. En descendent les FORT, Jeannine, Pierre, Sylvain, et Wolf, chien sans race, recueilli sur le Ballon d’Alsace. Tout a été préparé. Alban FORT était venu repérer la maison.
 
La villa Marie-Joseph
Le foyer cannois ouvre le 1 octobre, avenue Montrose : 17 pièces, garage, terrain de 2000 m2, 550 F de loyer mensuel (327€).
 
Les enfants sont élevés « en famille », en insistant sur leurs liens : correspondants, mouvements de jeunesse. Il y a, entre autres, une troupe de « louveteaux », dirigée par une jeune fille issue de la « Gentry » Britannique : Alice WEMYSS. 
Des relations de confiance s’établissent entre l’ex et l’actuelle cheftaine. Mme FORT lui confie un groupe de filles.
Il y a aussi les marrainages, les parrainages, individuels ou collectifs tels ceux du collège de jeunes filles de Cannes, du lycée de jeunes filles de Nice, de la classe de philo du lycée de Cannes…
 
Il n’y a pas de prix de journée ; les débuts sont difficiles. 
Madame FORTIN, femme d’officier a quitté Cannes car son mari a été muté. Les FORT se sentent seuls.
Le président de l‘association, Maître MOUNIER, a accueilli l’œuvre à Cannes. Il dira, plus tard, qu’il s’était interrogé sur le devenir de ce jeune couple, qui subordonnait tout, à un idéal peut-être irréalisable, puis, conquis, qu’il avait adhéré. Il resta en poste pendant 15 ans, jusqu’à son décès.
 
En 1939 : vingt quatre enfants ; la villa est saturée. 
On amène des enfants, mais aussi des bébés. On accepte tout et tous. Il faudrait une pouponnière !

MONTBRILLANT / STRUCTURE OASIS

39, Avenue Wester Wemyss
06150 Cannes la Bocca
Tel : 04.92.19.41.20
Fax : 04.93.49.06.22
 

ST LEON / POUPONNIERE CLEMENTINE

99, Avenue Maréchal Juin
06400 Cannes
Tel : 04.92.18.80.90
Fax : 04.93.49.06.22

SIEGE / CONSEIL D'ADMINISTRATION

39, Avenue Wester Wemyss
06150 Cannes la Bocca
Tel : 04.22.10.90.86

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